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Le Gouvernement
Vu la Loi sur l'organisation du Gouvernement,
en date du 30 septembre 1992;
Vu la Loi sur l'organisation des Conseils
populaires et des Comités populaires, en date du 21
juin 1994;
Vu la Résolution n° 08/2001/NQ-CP
du Gouvernement, en date du 2 août 2001, sur la session
régulière du Gouvernement en juillet 2001;
Sur proposition du Président du Comité
populaire de Hochiminh-ville, présentée dans
l'exposé des motifs n° 3113/UB-TT du 7 septembre 2001,
Décrète:
Chapitre I
Dispositions générales
Article 1: Champ d'application
Le présent Décret détermine
le contenu du transfert des compétences au Conseil
populaire et au Comité populaire de Hochiminh-ville
dans les domaines suivants:
- Gestion de l'aménagement, de la planification,
de l'investissement et du développement en matière
économique et sociale;
- Gestion des logements, des terrains et des infrastructures
techniques;
- Gestion du budget local;
- Organisation du pouvoir local et gestion des fonctionnaires
et agents publics.
Article 2: Objectifs du transfert de compétences
Le transfert des compétences au profit
de Hochiminh-ville (dénommée ci-après
la Ville) a pour but de rehausser la responsabilité
et de promouvoir le dynamisme et la créativité
des autorités locales, afin de régler, en temps
voulu, les problèmes relevant de la compétence
du Conseil populaire et du Comité populaire de la Ville;
de mettre en valeur les potentialités et les atouts
de la Ville en matière de développement socio-économique,
permettant d'affirmer le rôle et la place de la Ville
dans l'ensemble du pays et de la région.
Article 3: Les principes du transfert de
compétences
Le transfert des compétences à
la Ville doit être réalisé selon les principes
suivants:
- Assurer la direction cohérente et uniforme du Gouvernement;
promouvoir en même temps la responsabilité,
l'autonomie, le dynamisme et la créativité
de la Ville dans le cadre de ses objectifs de développement
économique et social.
- Le transfert des compétences doit être lié
au renforcement du contrôle des activités des
autorités locales par les ministères et les
administrations centrales.
- Le transfert des compétences est accompagné
de la réforme administrative au sein des différents
échelons du pouvoir public afin de renforcer l'autorité
et d'améliorer l'efficacité du pouvoir local,
de créer des conditions favorables aux activités
des entreprises et à la vie sociale.
- Le transfert des compétences doit se conformer
à la législation en vigueur sur les compétences
du Gouvernement et du Premier Ministre.
- Le transfert des compétences est accompagné
du renforcement de la responsabilité du Conseil populaire
et du Comité populaire de la Ville, ainsi que du
caractère démocratique et transparent du processus
de décision et de contrôle de l'application
des décisions, auquel participent les organismes
inférieurs.
Chapitre II
Gestion de l'aménagement, de la planification, de l'investissement et du
développement en matière économique et sociale
Article 4: Gestion de l'aménagement
et de la planification
- Dans le cadre de la mise en uvre du plan global
de développement socio-économique de la Ville,
le Conseil populaire et le Comité populaire de la
Ville sont tenus:
- D'élaborer, d'approuver et de modifier les plans
d'aménagement détaillés, de manière
à les rendre cohérents et conformes aux exigences
du développement sur une certaine période,
sans avoir à modifier les orientations générales
du plan global préalablement approuvé par
le Premier Ministre;
- De coordonner leur action avec les ministères,
les organismes ayant rang ministériel, les organes
relevant du Gouvernement et les services déconcentrés
installés dans la Ville, pour l'élaboration
et la mise en uvre des plans d'aménagement
sectoriel concernant la Ville;
- De coordonner leur action d'assistance avec les autres
collectivités locales de la Zone économique
de pointe du Sud, pour l'élaboration et la mise en
uvre du plan d'aménagement et de développement
socio-économique de l'ensemble de la Zone.
- Les ministères, les organismes ayant rang ministériel
et les organes relevant du Gouvernement sont tenus:
- D'élaborer les stratégies de développement
et d'aménagement du secteur concerné et de
la Zone économique de pointe du Sud, qui serviront
de base à l'élaboration, par le Conseil populaire
et le Comité populaire de la Ville, du plan de développement
socio-économique et d'aménagement sectoriel
de la Ville;
- De guider et de coordonner leur action avec le Comité
populaire de la Ville pour l'élaboration et la mise
en uvre des plans d'aménagement et de développement
socio-économique de la Ville;
- De régler dans la limite de leurs compétences
respectives ou de proposer au Premier Ministre de régler,
en temps voulu, les difficultés survenues lors de
la mise en uvre des plans de la Ville.
Dans un délai de 30 jours à
compter de la réception de la demande formulée
par le Comité populaire de la Ville, les ministères,
les organismes ayant rang ministériel et les organes
relevant du Gouvernement concernés doivent donner
leurs avis par écrit. Si, à l'expiration
dudit délai, aucune réponse n'est formulée,
ils sont considérés comme ayant accepté
la demande du Comité populaire et engagent leur
responsabilité sur les questions relevant de leur
compétence. Le Comité populaire peut prendre
une décision et en faire rapport au Premier Ministre.
- Les provinces situées dans la Zone économique
de pointe du Sud:
Les Comités populaires des provinces
situées dans la Zone économique de pointe
du Sud sont tenus de coordonner leur action avec le Comité
populaire de la Ville pour mettre en uvre des plans
d'aménagement global et sectoriel dans la Zone en
assurant la cohérence du développement socio-économique
de l'ensemble de la Zone.
Article 5: Gestion des investissements
- Pour certains projets d'investissement à capitaux
nationaux (à l'exclusion des projets relevant de
la défense ou de la sûreté nationale,
relatifs au secret national, des projets de création
de nouvelles zones économiques, et des projets de
production des substances toxiques ou explosives, indépendamment
de leurs envergures) qui sont gérés par le
Comité populaire de la Ville mais devant être
soumis à la décision du Premier Ministre,
ce dernier est compétent pour approuver le rapport
d'étude de faisabilité du projet et habiliter
le Président du Comité populaire de la Ville
à décider l'investissement et des suites à
donner pour la mise en uvre du projet.
- En application du Décret gouvernemental n° 52/1999/ND-CP
en date du 8/7/1999, portant promulgation du Règlement
sur la gestion des investissements et des constructions,
et du Décret n° 12/2000/ND-CP en date du 5/5/2000,
portant amendements du Règlement sur la gestion des
investissements et des constructions, promulgué joint
au Décret n° 52/1999/ND-CP, le Président du
Comité populaire de la Ville est compétent
pour se décider sur les projets d'investissement
à capitaux nationaux, relevant du pouvoir local et
conformes aux plans d'aménagement et de développement
socio-économique de la Ville, à l'exception
des projets financés par des aides publiques au développement
ou des crédits étrangers garantis par la Banque
d'État ou le ministère des Finances.
- Concernant les projets d'investissement prévus
à l'alinéa 2 du présent article pour
lesquels le pouvoir de décision a été
transféré au Président du Comité
populaire de la Ville, ce dernier peut déléguer
la réalisation du projet aux Présidents des
Comités populaires de districts ou d'arrondissements
et aux Directeurs des services spécialisés
de la Ville. Il est responsable, devant le Premier Ministre,
de cette délégation.
- Le Président du Comité populaire de la Ville
est responsable de sa décision d'investissement et
de la mise en uvre des projets d'investissement relevant
de sa compétence, en assurant leur conformité
aux plans d'aménagement et de développement
socio-économique localisés dans la Ville et
en respectant les normes techniques, économiques
et écologiques établies pour l'administration
sectorielle de chaque catégorie de projets.
Les ministères, les organismes ayant
rang ministériel, les organes relevant du Gouvernement
concernés sont tenus de guider et de surveiller la
mise en uvre des projets d'investissement dans la
Ville conformément à la législation
en vigueur.
Article 6: Passation des marchés publics
Le Président du Comité
populaire de la Ville est compétent pour approuver
les projets de passation des marchés publics, les clauses
des cahiers de charges, les résultats de la mise en
concurrence, et désigner les marchés négociés
dans le cadre des projets d'investissement relevant du pouvoir
local, conformément aux conditions précises
du Règlement sur la passation des marchés publics
joint au Décret N° 88/1999/ND-CP du 01 septembre 1999
et aux dispositions du Décret N° 14/2000/ND-CP du 05
mai 2000 portant amendements dudit Règlement.
Article 7: Restructuration des entreprises
publiques
Le Président du Comité populaire
de la Ville est compétent pour décider de la
privatisation, de l'attribution, de la vente, de l'affermage,
de la location et de la restructuration des entreprises publiques
relevant de la compétence du Comité populaire
de la Ville. L'exécution des dispositions du présent
article doit se conformer aux autres réglementations
et aux textes d'application concernés.
Article 8: Politiques visant à promouvoir
la participation de la société civile à
la réalisation des services publics et des infrastructures
sociales
- Le Conseil populaire, le Comité populaire de la
Ville, en se basant sur la législation en vigueur,
adoptent des politiques et des mécanismes de gestion
appropriés afin d'encourager la participation des
différents acteurs économiques dans la réalisation
des services publics dans la Ville, sous diverses formes
telles que la forfaitarisation, la passation des marchés
publics, la subvention des services publics fournis par
les investisseurs, l'achat de services urbains.
- Conformément à la Résolution N° 90/NG-CP
du 21 août 1997 et au Décret gouvernemental
N° 73/1999/ND-CP du 19 août 1999 relatifs aux politiques
visant à promouvoir la participation de la société
civile aux secteurs d'éducation, de culture, de santé
publique et de sport, le Conseil populaire peut, avec l'accord
des ministères et administrations concernés,
adopter des politiques et des mesures appropriées
afin de promouvoir et d'élargir la libéralisation
des secteurs scientifique, technologique, éducatif,
médical et sportif sur le territoire de la Ville.
- Eu égard aux plans d'aménagements de la
Ville dans les domaines culturel, sportif, d'éducation
et de santé, le Comité populaire de la Ville
peut :
- Décider de la création d'établissements
d'enseignement général parapublics ou privés
; créer de nouveaux établissements semi-publics
opérant dans les domaines de l'apprentissage, des
soins médicaux, culturels et sportifs, relevant directement
du pouvoir local, ou transformer les établissements
existants en la matière en établissements
semi-publics ;
- Décider de la création de différents
types d'hôpitaux dans la Ville en respectant les normes
et les conditions imposées par le ministère
de la Santé.
Article 9: Gestion de la population et des
affaires sociales
Sous réserve des résolutions
du Conseil populaire de la Ville, le Comité populaire
peut établir :
- Les réglementations relatives à la gestion
des mouvements de la population, au contrôle et à
la limitation des migrations spontanées et illicites,
à la régulation démographique, en garantissant
les droits et intérêts légitimes des
habitants;
- Les réglementations avantageuses à l'égard
des personnes de haute qualification et des spécialistes
de talent vivant et travaillant dans la Ville;
- Les réglementations relatives à la gestion
de la main d'uvre, à la création d'emploi
et à la réduction du chômage.
Chapitre III
Gestion immobilière, foncière
et infrastructures urbaines
Article 10: Gestion foncière et immobilière
à l'égard des groupements et particuliers nationaux
En se basant sur la Loi foncière en
vigueur et les textes d'application concernés, le Comité
populaire de la Ville est compétent pour édicter
des réglementations relatives:
- Aux formalités administratives permettant d'utiliser,
dans un but d'habitation, les terrains actuellement destinés
à une autre affectation et faisant l'objet d'un plan
d'aménagement approuvé ;
- Aux formalités administratives de délivrance
des certificats du droit d'usage de terrains en l'état,
aux groupements, foyers familiaux et particuliers;
- Aux formalités administratives de cessation du
droit d'usage des terres agricoles, aquacoles et salicoles,
situées dans les arrondissements et les districts
ruraux de la Ville;
- Aux formalités administratives de mise à
disposition ou de location des terres aux investisseurs;
- Aux procédures de location, de sous-location, de
succession, d'apport en capital et d'hypothèque du
droit d'usage de terrains situés dans la Ville.
Article 11: Gestion foncière et immobilière
à l'égard des groupements et particuliers étrangers,
et des vietnamiens résidant à l'étranger
Le Comité populaire
de la Ville est habilité à réglementer
les formalités d'acquisition immobilière applicables
aux vietnamiens résidant à l'étrangers
visés à l'article 80 de la Loi portant amendements
et application de la Loi foncière de 2001, qui investissent
dans la Ville.
Article 12: Fixation du prix des terrains,
expropriation et indemnisation des occupants de terrains
Le Comité populaire de la Ville est
habilité à :
- Fixer le prix des terrains situés dans la Ville,
en respectant le prix plafond, les principes et les méthodes
de fixation du prix des terrains, déterminés
par le Gouvernement, et en tenant compte des objectifs de
développement de la Ville et des pratiques locales
actuelles sur le marché immobilier.
- Créer des sociétés de conseil en
matière de prix des terrains et des constructions
attachées au sol, qui ont pour fonction dassister
ladministration dans la détermination du montant
dindemnité lorsque l'État décide
d'exproprier des terrains, de saisir et de vendre aux enchères
des immeubles ou dans tout autre cas.
- Faire procéder au dégagement des terrains
et à l'indemnisation des occupants de terrains conformément
aux conditions de fixation du prix prévues aux alinéas
1 et 2 du présent article ; et procéder lui-même
à l'expropriation de l'ensemble des terres situés
dans la zone aménagée pour le projet d'investissement,
indépendamment de l'objectif du projet et ensuite,
remettre ou louer les terrains aux investisseurs.
Article 13: Gestion de l'architecture et
de l'aménagement des constructions
Le Comité populaire municipal a le
pouvoir et la responsabilité de :
- Établir, approuver, avec l'accord écrit
du ministère de la Construction, les plans détaillés
d'aménagement des constructions, en tenant compte
du plan global d'aménagement de la Ville approuvé
par le Premier Ministre; assurer l'équilibre et l'utilisation
raisonnable des dotations budgétaires annuelles;
prendre des mesures appropriées afin de créer
des fonds pour l'établissement des projets d'étude
et d'aménagement des constructions.
- Établir un Règlement sur la gestion de larchitecture
et de laménagement des constructions afin de
concrétiser les normes de létat relatives
à laménagement, à larchitecture
et aux constructions, en tenant compte des conditions pratiques
de la Ville.
- Établir des réglementations relatives à
l'architecture des paysages urbains conformément
à la législation en vigueur afin d'assurer
la sauvegarde du patrimoine culturel, des architectures
traditionnelles et le développement des architectures
à la fois modernes et imprégnées de
l'identité nationale.
- Procéder à la publicité des projets
de construction déjà approuvés par
les autorités compétentes ; informer les groupements
et les particuliers des zones aménagées ou
leur délivrer des certificats daménagement
afin qu'ils effectuent et contrôlent les constructions
eu égard aux plans daménagement ;
Article 14: Gestion des investissements et
des constructions
Le Comité populaire de la Ville est
compétent pour :
- Déterminer les procédures de gestion des
investissements et des constructions applicables aux projets
dinvestissement et aux ouvrages de construction localisés
dans la Ville en respectant les objectifs, les exigences
et les principes généraux en la matière
établis par le Gouvernement et en tenant compte des
conditions pratiques locales ;
- Établir, avec l'accord écrit du ministère
de la Construction, les normes, les réglementations,
les procédures et les prix unitaires spécifiques
en matière de construction, en tenant compte des
pratiques locales.
Article 15: Gestion des infrastructures techniques
- Avec l'accord écrit des ministères et des
administrations concernés, le Comité populaire
de la Ville établit, en application des résolutions
du Conseil populaire, le mécanisme de concertation
entre les autorités municipales et les services techniques
des ministères, les organismes ayant rang ministériel
et les organes relevant du Gouvernement, visant à
assurer une gestion uniforme en matière d'investissement,
de construction, d'exploitation et d'utilisation des ouvrages
d'infrastructure situés dans la Ville.
- En application des résolutions du Conseil populaire,
le Comité populaire de la Ville établit:
- Les réglementations visant à promouvoir
le développement des infrastructures techniques dans
les districts ruraux et les arrondissements nouvellement
créés de la Ville;
- Les réglementations visant à promouvoir
le développement des transports en commun.
Article 16: Gestion et protection de l'environnement
urbain
- Eu égard aux résolutions du Conseil populaire,
le Comité populaire de la Ville établit les
réglementations en matière de :
- Promotion des investissements dans la protection de l'environnement
et le développement des espaces verts dans la Ville
;
- Assistance financière, foncière,
technologique et toute autre assistance en faveur des opérations
de déplacement ou de rénovation des établissements
de commerce et de production polluants situés dans
la Ville.
- Eu égard à la Loi sur la protection de l'environnement,
à l'Ordonnance sur les sanctions administratives
et aux textes d'application concernés, le Président
du Comité populaire de la Ville détermine
précisément les montants et les modalités
de contribution financière applicables aux producteurs
ou commerçants pollueurs opérant dans la Ville.
Chapitre IV
Gestion du budget local
Article 17: Gestion des recettes budgétaires
de la Ville
- Le Gouvernement fixe une enveloppe annuelle globale de
recettes budgétaires à réaliser dans
la Ville, qui comprend une partie profitant au budget dÉtat
et une partie profitant au budget local. Le Comité
populaire de la Ville est tenu d'effectuer, sous la direction
du ministère des Finances, toutes les diligences
nécessaires pour assurer la perception des recettes
dans le cadre budgétaire fixé.
- Le budget de la Ville est constitué à partir:
- Des recettes retenues à 100% au profit du budget
de la Ville conformément à la Loi sur le budget
d'État;
- Des recettes réparties, selon un pourcentage déterminé,
entre le budget d'État et le budget de la Ville conformément
à la Loi sur le budget d'État. Ce pourcentage
est fixé par le Gouvernement de manière précise
et stable pour une période de 5 ans;
- Des dotations supplémentaires provenant du budget
d'État pour réaliser des missions non prévues
à la demande du Gouvernement;
- Dautres recettes déterminées par le
Conseil populaire de la Ville dans la limite de ses compétences,
conformément à la législation en vigueur
et au présent Décret.
- En application de la Loi sur le budget d'État et
des textes d'application concernés, le Conseil populaire
de la Ville décide une répartition raisonnable
des recettes locales entre les arrondissements, les districts,
les quartiers et les communes de la Ville.
Article 18: Mobilisation des sources dinvestissement
- Le Conseil populaire et le Comité populaire de
la Ville peuvent mobiliser les ressources disponibles dans
le pays en contractant des emprunts ou en émettant
des obligations dont le remboursement est assuré
au moyen des ressources budgétaires de la Ville.
- Le Comité populaire de la Ville peut contracter,
outre les formes d'emprunt prévues à l'alinéa
1 du présent article, des emprunts auprès
du Fonds d'Aide au Développement et mobiliser toutes
autres ressources financières pour construire des
infrastructures socio-économiques.
- Le montant total des crédits annuels d'investissement
contractés conformément aux alinéas
1 et 2 du présent article, ne peuvent excéder
la valeur totale des crédits annuels d'investissement
provenant du budget de la Ville.
- Le Conseil populaire de la Ville est compétent
pour décider de la perception des frais, des redevances,
des taxes et d'autres recettes parafiscales conformément
à la Loi sur le budget d'État, à l'Ordonnance
sur les frais, taxes et redevances et aux textes d'application
concernés, dans le but de satisfaire aux besoins
de développement socio-économique de la Ville
et en tenant compte du niveau de vie de la population locale.
- Après avoir obtenu du Premier Ministre une habilitation,
le Comité populaire de la Ville décide de
percevoir des aides non remboursables accordées à
la Ville (indépendamment du montant d'aide), sauf
en matière de religion, de défense nationale
ou de sûreté nationale. Il organise la répartition,
la gestion et l'utilisation efficace de ces aides, en assurant
une budgétisation complète et en rendant compte
de leur réalisation conformément à
la législation en vigueur.
- Le Comité populaire de la Ville doit renforcer
et développer le "Fonds dInvestissement et
de Développement urbain de la Ville" existant. Il
est tenu délaborer et de soumettre à
la décision du Premier Ministre, les projets de création
dautres institutions financières urbaines dont
l'apport en capital est assuré par l'État,
les entreprises relevant de tous secteurs économiques
et les particuliers, dans le but de renforcer la mobilisation
des ressources destinées à linvestissement
et au développement.
Article 19: Gestion des dépenses budgétaires
de la Ville
- Dans le cadre des dotations budgétaires annuellement
accordées et sous la direction du ministère
des Finances, le Conseil populaire de la Ville décide
de l'aménagement et de la répartition du montant
des dépenses, en tenant compte des exigences du développement
socio-économique de la Ville.
- Outre la répartition des dépenses financées
par les recettes budgétaires, le Conseil populaire
et le Comité populaire de la Ville peuvent répartir
les dépenses dinvestissement et de développement,
financées par les ressources mobilisées conformément
à larticle 18 du présent Décret.
- Le Conseil populaire et le Comité populaire de
la Ville sont responsables de léquilibre budgétaire
et de lexécution des dépenses budgétaires
de la Ville, incluant également le remboursement
des prêts et lalimentation du Fonds de Provisions
Financières. Ils assurent en même temps un
mécanisme de rapport et une gestion transparente
des recettes et des dépenses conformément
à la législation en vigueur.
Chapitre V
Organisation du pouvoir local et du personnel
Article 20: Organisation du pouvoir local
et du personnel
- En application de la législation en vigueur et
en tenant compte des exigences de la gestion de l'État
dans la Ville :
- Le Conseil populaire et le Comité populaire de
la Ville sont habilités par le Gouvernement à
fixer le nombre de services spécialisés dépendant
du Comité;
- Le Comité populaire de la Ville décide de
l'organisation, de la dissolution ou de la création
des établissements publics administratifs relevant
du pouvoir local (à l'exception des centres d'apprentissage
directement rattachés aux ministères, aux
organismes ayant rang ministériel ou aux organes
du Gouvernement, ainsi que des écoles supérieures
et des universités, devant se soumettre à
la Loi sur l'éducation).
- Sur la base de l'effectif total fixé par le Gouvernement
et en tenant comte des exigences du développement
socio-économique pendant chaque période, le
Comité populaire de la Ville détermine et
aménage, après avis favorable du Conseil populaire,
l'effectif de différents établissements publics
administratifs relevant du pouvoir local, dans le sens d'une
simplification de la structure et d'une libéralisation
des services publics.
- En application de l'Ordonnance sur les fonctionnaires
et les agents publics et des textes d'application concernés,
le Comité populaire de la Ville détermine
les politiques favorisant le recrutement des fonctionnaires
et des agents publics, appelés à travailler
dans les secteurs où il y a peu de candidature. Il
peut embaucher, dans la limite de l'effectif fixé,
des agents contractuels aux postes aménagés
en vue d'un recrutement officiel ultérieur.
- En déterminant les conditions de nomination, d'affectation
et de sanction disciplinaire des fonctionnaires et des agents
publics, le Président du Comité populaire
de la Ville décide de la nomination, de l'affectation
et de la sanction disciplinaire des directeurs de ses services
spécialisés dépendants, et en fait
rapport aux ministères et administrations concernés.
Article 21: Régime de traitement à
l'égard des fonctionnaires et agents publics
Outre le régime général
applicable aux fonctionnaires et agents publics, le Comité
populaire de la Ville peut accorder, dans le cadre du budget
local, des indemnités supplémentaires visant
à :
- Attirer des travailleurs de haute qualification dans les
secteurs de pointe, hautement rentables sur le plan économique
et devant être développés de manière
prioritaire ;
- Encourager les fonctionnaires et agents publics à
aller travailler dans des régions cous développées
et difficiles en matière socio-économique,
ou à assumer des postes difficiles et peu choisis.
Chapitre VI
Dispositions d'exécution
Article 22: Organisation de la mise en application
du présent Décret
- Les ministres, les chefs des organes ayant rang ministériel
et des organes du Gouvernement, les présidents du
Conseil populaire et du Comité populaire de la Ville
sont responsables de l'application du présent Décret.
Lorsque l'application du présent
Décret pose des difficultés, le Président
du Comité populaire de la Ville doit en faire rapport
dans les meilleurs délais au Premier Ministre afin
que celui-ci examine et tranche le problème.
Les ministères, les organes ayant
rang ministériel et les organes du Gouvernement dirigent,
dans la limite de leurs compétences, les autorités
municipales dans l'application du présent Décret.
- Le Cabinet du Gouvernement est chargé de veiller
à l'application du présent Décret et
d'en faire rapport périodiquement au Premier Ministre.
- Les provinces situées dans la Zone économique
de pointe du Sud sont tenues de coordonner étroitement
leurs actions avec les autorités municipales en vue
d'organiser la mise en application du présent Décret.
Article 23: Entrée en vigueur
Le présent Décret entrera
en vigueur 15 jours après sa signature.
Les dispositions du Décret relatives
au transfert de certains domaines de compétence ne
sont applicables que dans les limites territoriales de la
Ville.
Au nom du Gouvernement
Le PremierMinistre
Phan Van Khai
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