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En application de la décision N°734/TTg du 6 septembre 1997 du Premier
Ministre relative à la création des organismes chargés de l’aide
juridictionnelle en faveur des personnes démunies et des personnes
bénéficiaires des avantages sociaux, le Ministère de la justice, le
Comité gouvernemental d’organisation du personnel, le Ministère des
finances et le Ministère du travail, des invalides de guerre et des
affaires sociales déterminent conjointement ci-après les modalités
d’organisation de l’aide juridictionnelle :
I. Personnes
bénéficiaires de l’aide juridictionnelle
1. L’aide
juridictionnelle est destinée aux personnes suivantes :
-
Personnes
démunies, dont le revenu est inférieur au seuil mensuel fixé
annuellement par le Ministère du travail, des invalides de guerre et
des affaires sociales ;
-
Les personnes
bénéficiaires des avantages sociaux, y compris :
-
Les personnes
ayant eu des contributions à la révolution : personnes ayant
participé à la révolution avant le mois d’août de 1945, femmes
titulaires du titre de « mère vietnamienne héroïque », personnes
titulaires du titre de « héros de la force armée populaire » ou
« héros du travail », blessés de guerre, personnes bénéficiant du
régime de traitement équivalent à celui réservé aux blessés de
guerre, anciens combattants frappés de maladies lorsqu’ils étaient
en service et victimes d’une incapacité supérieure à 61% ; la
conjointe (ou le conjoint) et les parents naturels des individus
morts pour la patrie ou les personnes ayant pris en charge ces
individus de leur vivant ; enfants de moins de 18 ans des personnes
mortes pour la patrie, personnes ayant accordé des aides à la
résistance ;
-
Les personnes
faisant partie des ethnies minoritaires vivant dans les régions
montagneuses, reculées ou dans les îles ;
-
Les personnes
dispensées de frais de justice prévus au paragraphe 1 de l’article
13, aux alinéas a et b de l’article 26, a et c de l’article 31 du
Décret gouvernemental N° 70/CP du 12 juin 1997 relatif aux dépens et
aux frais juridictionnels.
2. Toute demande
d’aide juridictionnelle doit être justifiée. Pour les personnes
démunies, la demande d’aide juridictionnelle doit être accompagnée
d’une attestation obtenue après des autorités publiques de la commune
du lieu de résidence du requérant ou auprès de l’administration, de
l’entreprise publique, de l’association de masse, de l’organisation
politique dans laquelle le requérant travaille. Pour les personnes
bénéficiaires des avantages sociaux, une attestation de la part de
l’administration compétente est nécessaire.
Dans certains cas,
lorsqu’il a des difficultés de déplacement, le demandeur de l’aide
juridictionnelle peut déléguer une personne de son choix.
II. missions
et organisation des services chargés de l’aide juridictionnelle
A. Service d’aide juridictionnelle relevant du Ministère de la justice
En vertu des
dispositions prévues à l’alinéa 3 du paragraphe 2 de la Décision N°734
du Premier Ministre, le Service ministériel d’aide juridictionnelle
intervient pour accorder une aide aux personnes démunies et aux
bénéficiaires des avantages sociaux dans les cas suivants :
1. A la suite d’une
demande d’aide juridictionnelle transmise par l’Organisme d’aide
juridictionnelle relevant du Service judiciaire de province lorsque
ledit organisme ne peut y donner réponse.
2. Lorsque la
demande d’aide juridictionnelle concerne des affaires relevant de sa
compétence.
Le Service
ministériel d’aide juridictionnelle est autorisé à faire appel aux
services de collaborateurs conformément au Règlement sur l’utilisation
des collaborateurs édicté par le Ministre de la justice.
B.
Organisme d’aide juridictionnelle relevant des services
judiciaires de provinces
L’organisme chargé
de l’aide juridictionnelle au niveau des provinces est officiellement
dénommé : « Centre d’aide juridictionnelle de l’état », accompagné du
nom de la province ou de la ville relevant directement du pouvoir
central (dénommé ci-après « Centre »)
1. Fonctions et
missions du Centre :
Le Centre a pour
fonction d’accorder gratuitement une aide juridictionnelle aux
personnes démunies et aux bénéficiaires des avantages sociaux, de
participer au travail d’information juridique destiné à ces derniers.
Le rôle du Centre
consiste à prendre en charge la consultation juridique, la
représentation et la défense en justice des personnes démunies ou
bénéficiaires des avantages sociaux dans les affaires pénales,
civiles, administratives, prud’homales, dans les affaires relatives au
droit de la famille et dans toute autre affaire dans laquelle sont
impliqués leurs droits et obligations, à l’exception des affaires en
matière du droit du commerce.
Le Centre est
habilité à faire appel aux services des avocats afin de représenter et
de défendre les droits et intérêts légitimes des bénéficiaires de
l’aide juridictionnelle si ces derniers ou les organismes concernés en
font la demande. Des avocats peuvent également être sollicités par le
Centre pour assister les personnes démunies et les personnes
bénéficiaires de avantages sociaux devant la justice lorsque ces
dernières commettent des infractions de moindre gravité ou commettent
involontairement des infractions graves.
2. Organisation et
personnel du Centre :
Le Centre bénéficie
de la personnalité morale. Il est du même rang que les bureaux
techniques des Services relevant du Comité populaire de province. Il
dispose d’un cachet et d’un compte bancaire.
Le Centre est
soumis à la gestion administrative du Service judiciaire de province.
Sur le plan technique, il est soumis à la direction du Service d’aide
juridictionnelle du Ministère de la justice.
Le personnel du
Centre comprend le directeur, le ou les directeur(s)- adjoint(s), les
experts en matière d’aide juridictionnelle spécialisés, notamment dans
les domaines suivants :
-
Droit pénal et
droit de la procédure pénale ;
-
Droit de la
famille ;
-
Droit
administratif, droit sur le recours et dénonciations ;
-
Droit du
travail ;
-
Droit foncier.
Le directeur et son
adjoint peuvent être en même temps des experts d’aide juridictionnelle
dans un domaine déterminé. La comptabilité du Centre est assurée par
un employé comptable permanent. Les tâches administratives et de
secrétariat sont assumées par les experts.
Le président du
Comité populaire de la province ou de la ville relevant directement du
pouvoir central est compétent pour fixer l’effectif du Centre suivant
les fonctions et les missions de ce dernier ainsi que les besoins en
matière d’aide juridictionnelle dans la localité de son ressort.
Le Centre est
autorisé à faire appel aux services des collaborateurs conformément au
Règlement sur l’utilisation des collaborateurs édicté par le Ministre
de la justice.
III.
Les formes et les modes de l’aide juridictionnelle
1.
Les formes de l’aide juridictionnelle :
-
Consultation
juridique ;
-
Rédaction et
assistance à la rédaction d’actes relatifs aux droits et aux
obligations des citoyens.
-
Information
juridique, orientation ;
-
Représentation ou
assistance des bénéficiaires de l’aide dans les négociations, pour
la conclusion d’actes, ou pour la conciliation en matière civile,
prud’homale, de droit de la famille et dans toute autre affaire ne
relevant pas du droit commercial ;
-
Demande ou
proposition à l’administration hiérarchiquement supérieure de
demander aux organes compétents de régler les questions en relation
avec les demandes d’aide juridictionnelle ;
-
Prise en charge
de la défense en justice, directement ou en recourant aux services
d’un avocat, des droits et des intérêts légitimes des bénéficiaires
de l’aide juridictionnelle conformément aux dispositions de la loi.
2. Les modes de
l’aide juridictionnelle :
-
Consultation
orale directe ou par téléphone, consultation par écrit ;
-
Consultation sur
place dans les régions éloignées ;
-
Utilisation des
collaborateurs ;
-
Les autres modes
d’aide juridictionnelle.
IV. Budget de fonctionnement des organismes chargés de l’aide
juridictionelle
Les organismes
chargés de l’aide juridictionnelle sont des organismes à but non
lucratif. Leur budget de fonctionnement est alimenté par les
subventions du Budget de l’état et par les sources de financement des
groupements et particuliers vietnamiens et étrangers.
1.
Budget de fonctionnement du Service d’aide juridictionnelle du
Ministère de la justice :
Le Service d’aide
juridictionnel dépend du Ministère de la justice. En fonction de ses
activités et des politiques en vigueur, le Service établit chaque
année son projet de budget, qui sera intégré dans le projet de budget
global du Ministère de la justice, lequel est soumis à l’Assemblée
nationale pour approbation.
2. Budget
de fonctionnement du Centre :
Les centres d’aide
juridictionnelle sont des unités des Services judiciaires de province.
En fonction des politiques en vigueur, de ses activités et de son
besoin financier, le Centre établit chaque année un projet de budget
qui sera intégré dans le projet de budget global du Service
judiciaire de province ; ce dernier étant soumis au Comité populaire
de province pour l’approbation.
Le Comité populaire
des provinces et des villes relevant directement du pouvoir central
doivent mettre à la disposition du Centre les infrastructures
nécessaires à son fonctionnement.
IV.
Dispositions d’exécution
La présente
Circulaire entre en vigueur 15 jours après la signature.
Toutes difficultés
intervenues durant l’application de la présente Circulaire doivent
être communiquées aux Ministères dont elle émane.
du
Ministère de la justice, du Comité gouvernemental d’organisation
du personnel, du Ministère des finances et du Ministère du
travail, des invalides de guerre et des affaires sociales
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